Un seul crime existe chez les dieux : le métissage divino-mortel. Cette action signifie la mort immédiate du nouveau-né et l’exécution du mortel.  Ceci étant considéré comme de la haute trahison, car l’engendrement peut être dangereux et hasardeux ; l’existence même d’un demi dieu  est une trahison envers les relations divino-mortelles. Aucun Quaterien ne peut dépasser ou égaler la puissance d’un dieu,  hormis le « … » de son dieu, qui possède naturellement une puissance moindre.

Il fait partie de la caste des cinq dieux primordiaux mais demeure un dieu incomplet.  Le dieu possède différents aspects, comme tous les dieux de son enseigne, bénéfiques ou néfastes. Le pouvoir de Brasacar se divise en quatre parties ; Le plus puissant est le feu intérieur et la source la plus pure de son talent. Il est situé dans son cœur. Vient ensuite la flamme brillante, la lumière, puis les braises. La flamme brillante lui octroie le pouvoir de renaître de ses cendres. La lumière représente la purification par le feu et la vérité. Enfin les braises, sont le symbole de la colère, de l’ardeur et de l’impulsivité. On lui accorde principalement de posséder une excellente vue.  Avant d’être contaminé par le gène du désordre, il était connu comme Brasacar l’éveillé. Après la guerre contre Rasa Bsum, Il s’est vu attribué le continent de Vardeos. Il y emmena une partie de ses enfants, Valcor, Gobos et Acar. Devenu Brasacar le consumé, il s’enfonça dans les cavernes de Valcor où il se sépara de son cœur, le confiant à Acar. Ce dernier dû le cacher quelque part sur Vardeos. Le Cœur de Brasacar demeurait encore intact. Brasacar confia les affaires de son royaume à ses fils. Acar reçu l’archipel d’iles à l’est, Valcor régnait sur les côtés ouest et Gobos s’occupait du reste. Kaodormia plongea Brasacar dans un profond sommeil, pour éviter à son mal de trop se répandre. Malheureusement, même avec l’hibernation du dieu des feux, le gène du désordre semblait agir hors de la conscience de Brasacar. Tout le domaine du dieu était rongé petit à petit. Les Vardéotiens étaient nombreux sur le continent au début. Mais le fléau se répandit sur la terre comme une épidémie. Chaque Vardéotien au contact du gène perdait la raison, retournant à l’état de bête. Leur chair pourrissait. C’est ainsi qu’est venu au monde le dieu Carasse, symbole de la chair et de la luxure. La création du dieu poussa Valcor à entrer en activité. Même sous le continent Vardéotien, une dorsale océanique se formait. Valcor craquela davantage le territoire, ce qui ne fit pas fuir Carasse. Gobos changea alors son domaine en désert, forçant ses habitants à fuir. Il ne restait plus que la cité de Gobolonne, barricadée de toute part. On surnomma les créatures du désert, les « varcarassiens ».  Depuis cette époque, aucun mortel ne s’aventure au-delà des murs de Gobolonne, sous peine de ne plus être lui-même et de ne jamais revenir.

Alors que Brasacar s’était séparé de son cœur, il pouvait continuer à vivre mais ne pouvait plus  aimer. Un tremblement de terre réveilla un jour le dieu de son profond sommeil.  La Maladie lui avait ôté la vue de son œil gauche. Il ne pouvait plus se servir de  la Flamme Brillante.  Astel, informé par son aile du sud, Astenotos, envoya le dieu Psilon surveillé Brasacar. Pendant ce temps, le roi Léoplod II de Lyd envoya une expédition sur Vardeos afin de découvrir des écrits ou des traces sur le « feu secret ». Celle-ci était dirigée par la fille du roi, Roxanne de Lyd. Arrivés au port de Gobolonne, le groupe composé de savants et de soldats, se ravitaillèrent. Ils firent une offrande à Epinerve et Quiturne, pour que leur périple se déroule sans encombre. Ils partirent le lendemain ; Aucune route n’existait sur le continent, aussi ils furent obligés de traverser le désert de Gobos. Ils ne pouvaient pas partir vers l’ouest, tout le monde savait que le cœur du désert était rongé par les varcarassiens. Ils devaient donc longer la côte est de Vardeos, au sud de Gobolonne. Ils devaient ensuite contourner la crevasse de Vetevan en évitant le lac noir de Carasse. Ils n’auraient ensuite qu’à descendre les côtés de Sat en empruntant les sentiers de Kor. Il ne leur resterait pu qu’à nager jusqu’aux iles sud et entrer dans les cavernes de Valcor. Après plusieurs jours à cheval, les points d’eau étaient inexistants, ils durent en abattre et s’en servaient comme nourriture. Ils venaient d’atteindre le fameux chemin à éviter. Les soldats montaient la garde de jour comme de nuit. Ils établir un camp, non loin du lac noir de Carasse. Les trois quarts du cheminement étaient déjà complété. Reposer un camp à cet endroit était particulièrement risqué. Roxanne de Lyd savait déjà que pour le chemin de retour, tous ne reviendraient pas.  Elle ordonna à une partie de ses savants de retourner sur leur pas, près des côtes est, et de s’y établir leur temps de leur retour. Les hommes partirent aux aurores ; Roxanne n’était accompagnée que d’une garde légère, trois hommes très peu chargés, qu’elle mena jusqu’à la naissance des sentiers. Elle connaissait très bien le territoire, cette quête était un peu comparable au rêve d’un enfant. Alors qu’ils commençaient à descendre la côte de Sat, une sentinelle de Varcarassiens les attaqua de dos. Le premier soldat mourra, égorgé. Le second se fit une fracture ouverte à genou, il était donc condamné. Les deux personnes restantes courraient aussi vite qu’elles pouvaient. Arrivés au pied de l’océan ils plongèrent dedans et nagèrent pour essayer d’atteindre rapidement les îles. Les Varacassiens avaient peur de l’eau. Mais ils étaient affamés, certains d’entre eux sautèrent également dans l’eau. Le dernier soldat n’eut pas de chance et se fit rattraper par les Varcarassiens. Roxanne n’eut pas la réaction de se retourner, elle ne pensait qu’à survivre. Son cœur battait fort, il se serait dans sa poitrine. Elle réussit à atteindre l’ile. Arrivée sur sa plage, elle s’évanouissait, sous le choc de la perte de ses compagnons.

 

 

Le dieu, éveillé avait entendu un cœur mortel battre. Il sortit de son domaine, à la lumière du jour. Il découvrit la jeune femme, qui avait perdu conscience.

Il la porta et l’emmena dans sa caverne. Il établit un feu pour elle. Il la regardait, assis et songeur. Un sentiment nostalgique l’envahit, il voyait de son œil gauche à nouveau. Il subsistait un voile cependant sur sa vue. Il ne parvenait pas à la voir totalement. Plongé depuis longtemps dans la solitude, il resongeait à ce qu’il était dans le passé, et aux actions de son père. Il ignorait la raison qui le poussait à croire qu’il était prêt à pardonner les crimes de son père. La jeune femme sorti enfin de son évanouissement et ouvrit les yeux. Le dieu se tenait devant elle, le regard sombre. D’ abord effrayée de la tournure des évènements, elle reprit rapidement ses esprits.  Elle se prosterna devant lui ; Brasacar la pria de se relever et lui demanda son identité. Roxanne lui raconta tout, de son rêve de concrétiser ce projet jusqu’au tragique dénouement de ses compagnons de voyage. Le dieu Psilon qui les observait, devait informer Astel, du réveil de son frère. Il partit Donc à cet effet.