Chapitre 4 : Bataille de Grisengard

Mois de Faryonne, l’an 508

Morel a reçu un faucon pérégrin portant la bonne nouvelle, le colonel a finalement accepté son offre.  Il devait patiemment attendre le retour d’Agar et  d’Erynne, cela prendrait trois semaines. Il prévoyait déjà le lieu de la bataille, sur les champs de Grisengard. Il disposait d’une armées de cent mille hommes comprenant les troupes d’Honoré, celles du royaume de Lyd, les siennes et celle qui allait être rajoutée. Les troupes du royaume de Lyd était en chemin. Les forgerons volés à Zirbadem commencèrent à créer des armes, le royaume de Lyd apporterait les vivres pour un mois, Zyonne amènerait les armes.

Zirbadem avait également acheté cinquante mille hommes à Basten. Morel était confiant car il disposait d’un nombre d’hommes égaux à ceux de Zirbadem. Mais il ignorait que ce dernier aurait des renforts un peu particuliers.

Le voyage retour

Pendant ce temps, Agar et Erynne prenaient le bateau pour retraverser la mer faréenne. Le bateau éteint blindé de soldats, ils étaient un peu à l’étroit mais ils voyageaient sur un navire basténien, connus pour être solides. Ils avaient assez de vivre pour le retour. Erynne toujours insatisfaite de sa condition donnait un coup de main aux marins, notamment pour le nettoyage du pont et des cabines, pour la cuisine et tirer les voiles. Agar se contentait de tailler ses morceaux de bois, qu’il espérait revendre sur le marché.

Mais Erynne continuait de s’entraîner sur le pont. Agar la trouvait toujours aussi inamicale mais il était patient et savait qu’un jour elle finirait par se dévoiler. Des livres étaient distribués à la lecture pour les soldats. Ils étaient occupés à cette activité durant le trajet. Nombreux étaient ceux qui préféraient le pont.

Apogée de Zirbadem, deux mois plus tard plus tard

Mois d’Astel, l’an 508

Le roi atteignait son apogée, toutes ses troupes campaient devant Luciden, empiétant sur les bois de Sylboria. Il commença la construction d’une pyramide qui serait son tombeau. Plus aucun crime n’était commis dans la cité, Zirbadem avait fait pendre tous les quateriens qui ne partageaient pas ses idées.  Tous les scribes étaient réquisitionnés pour écrire son histoire, celle des bourreaux.

Zirbadem entreprit un voyage à Vardéos pour aller le seigneur Calcédius de Focorn. Il laissa son fils adoptif et son épouse derrière lui. Il fut seulement accompagné de sa garde personnelle. Traverser le désert de Gobolonne n’allait pas être une tâche aussi facile.

C’était le mois d’Astel et les expositions de livres avaient lieues partout dans la planète. Mais Zirbadem l’interdit dans sa ville. Ses troupes étaient composées de fanatiques religieux. Zirbadem prit la mer des résonances pour rejoindre Pan, la capitale de Kaops. Il devait ensuite traverse l’océan miralique en passant par les profondeurs de Kaodormia pour arriver à la cité de Gobolonne. Puis l’attendait la rude traversée du désert.

Il voyageait sur un bateau à vapeur, dont la vitesse était plus élevée que les navires traditionnels.

Zirbadem à Vardéos

Ayant atteint sa destination en cours de chemin, Zirbadem accéda à la cité de Gobolonne. Il entreprit, bien habillé, ainsi que sa garde personnelle de traverser le désert. Il savait que tous ne reviendrait pas vivant. Mais il savait aussi que son périple aller porter ses fruits pour la bataille à venir. Calcédius connaissait déjà sa venue, il avait tout préparé pour le rituel d’invocation et de nécromancie. Son plan était simple, il soutient Zirbadem dans sa folle conquête de Quateria, il espère s’en faire un sous fifre qu’il pourra amadouer. Il voulait invoquer les démons de l’ombre et asservir certaines créatures, comme elles sont immortelles cela est un avantage certain pour gagner la bataille. Pendant ce temps, Zirbadem était à la moitié du désert. Il en profita pour récolter un peu d’or noir. Les dunes se chevauchent et s’agrandissent au gré du vent et de la profondeur du désert. Vardéos est peut être une aride mais elle grouille de carnivores. L’expoda côtoie les scorpiolides et les boales. Les leptisous, petits mammifères, sont des animaux sauteurs qui se nourrissent des insectes. Expoda est un arthropode géant dont le corps est recouvert de chitine. Les scorpiolides et boales ont un venin paralysant et très puissant.
Les créatures sont des êtres décomposés, manque d’une mâchoire, crâne ouvert ou vertèbres apparentes. Ils se dirigent en troupeau, attirés par les sons et le sang. Leur appétit est insaisissable ils ne connaissent pas de répit. Ils tuent, laissent la carcasse pourrir à la chaleur, puis la dépece à coups de dents.
Zirbadem savait tout de ça. Il commença son périple dans les dunes, en fonçant ses pieds dans le sable chaud et profond. Aucun chemin n’était tracé, il s’orienta à l’aide d’un compas.
Les heures passaient et ses quateriens se comptaient au nombre de huit. Le 1 er tomba dans la fatigue. Ils voyaient de nuit. Une rébellion éclata provoquant une bagarre entre quatre quateriens. L’un dissimulait une dague. Il en égorgea un puis réussi à en poignarder un autre. Alors qu’il allait attaquer zirbadem pour récupérer les vivres, il fut frappé par derrière avec une pierre par le quaterien restant. Ils n’étaient plus que quatre à la moitié du trajet.
Un peu plus tard, pendant que les quateriens dormaient, zirbadem prit le compas et les vivres et les abandonna à la mort. Il prit assez d’avance pour s’en assurer.

Le reste de l’escale n’était pas aisé. Mais il savait comment les contourner en usant de la magie des illusions. Le soleil était à son zénith et la chaleur augmentait.
Les scorpions géants attaquèrent zirbadem mais il usa encore de magie en invoquant une chimère lumineuse.

 

Zirbadem finit par rejoindre son point de destination et fut accueilli  à bras ouvert par Calcédius.

Ce dernier lui montra le livre noir volé à Astel. Zirbadem fournit l’or noir nécessaire. Ils commencèrent le rituel d’invocation. Une créature comme une ombre sortit des flammes :

« J’en appelle aux esprits occultes et à Para, maître des passages, venez à nous, venez nombreux » cria Calcédius. Il jeta l’or noir dans le feu. Les esprits de l’ombre sortaient un à un du bûcher. Ils volaient au-dessus d’eux. Calcédius éteint le feu puis sortit son chaudron. Il devait maintenant créer sa mixture afin d’assouvir les créatures. Il y ajouta de l’or noir, du thym, et des ailes de chauvesouris pour en faire ressortir l’aspect nauséabond. Ils se rendirent dans le désert en plein jour, non loin de ces lieux. Ils trouvèrent une grotte infestée des créatures.

Calcédius utilisa un arc et des flèches, il enduit les flèches de sa mixture et sortit son grimoire personnel, il connaissait le rite pour les dominer. Il cibla une créature et décocha une flèche empoisonnée. Celle-ci, sous l’effet du tranquillisant, tomba à terre. Et c’est alors que Calcédius prononça les mots dans l’ancien quaterien. La créature se leva, avec des yeux verts. Ce fut un succès, mais il devait répéter l’opération une centaine de fois.

Ils y passèrent la journée, les créatures capturées étaient enchaînées. Ils leur restaient plus qu’à se rendre pour rejoindre les troupes, qui voyageraient jusqu’aux champs de Grisengard. Calcédius dû les suivre il était le seul à pouvoir diriger les créatures et manier les esprits de l’ombre.

Prélude de la bataille de Grisengard

Le bataillon du royaume de Lyd était arrivé. Les hommes installèrent leur campement sur les champs de Grisengard.  Les vivres furent en partie étalés puis rationnées pour la période à venir. L’annonceur était prêt, embarquant ses tambours avec lui.  Erynne et Agar ne devaient pas tarder à atteindre leur point d’arrivée. Le  jour suivant, Agar et Erynne étaient là. Les armes étaient en cours de préparation. Pour récompenser Agar et Erynne du succès de leur mission, on leur confia deux belles armures faites de cuir avec un double plastron de fer ciselé aux armoiries d’Erion avec notamment un tigre noir peint. L’amure comportait aussi des épaulières en fer. Ils récupèrent également un écu en bois.

Ils avaient encore un mois devant eux, le temps de se préparer et d’installer les troupes ainsi que les pièges. Les hommes subirent un parcours installé pour l’entrainement physique en plus du maniement de l’épée. La bataille approchait.

La Bataille de Grisengard

diapositive1

Un mois était passé, Morel et Honoré avaient rejoints les champs, tout le monde était prêt. Les épées étaient aiguisées, les bannières plantées, l’annonceur se tenait debout au milieu des troupes. Erynne et Agar se tenaient sur leur cheval ornés de leur belle armure. Zirbadem avait aussi rejoint les troupes, il se trouvait au nord. Les créatures et esprit de l’ombre étaient cachés dans un bateau à roues en bois, construit pour l’occasion. Ainsi l’ennemi ne savait pas ce qu’il attendait. Le tambour était pour l’annonceur de Morel tandis que les lucidiens utilisaient le cor. Les troupes étaient toutes placées dans leur camp respectif.

Zirbadem accompagné de sa nouvelle garde s’avança vers le milieu des champs. Morel et Honoré, accompagné d’Agar et de Erynne les rejoint. L’entrevue serait courte. Zirbadem prit la parole :

« – Quitte mes terres, ploie le genou, adopte ma religion et tu vivras; Refuse et tu mourras.

– Il n’est pas concevable de ployer le genou devant un traitre et une bande de fanatiques ! dit Morel

– Il n’est concevable d’être enchainé. Ajouta Erynne

– Vous signez votre propre perte». Sur ces mots, Zirbadem alla rejoindre son camp. La bataille était maintenant inévitable.

Les prêtres bénirent les armées des deux camps.

L’armée de Zirbadem comportait de nombreux cavaliers dont la cavalerie lourde, les chevaux et les quatériens étaient ornés d’une barde, d’une armure et d’une robe aux couleurs du serpent blanc sur fond rouge. Les fiers guerriers utilisaient le javelot ou bien la lance, même s’ils avaient une visibilité limitée sous la visière de leur heaume de fer. Ils étaient munis d’une cotte de maille pour les protéger des impacts d’arme blanche et des flèches. Ils étaient tous alignés avec une discipline extrême, portant leur haute bannière. Les autres quatériens usaient de la masse et de l’écu.

L’armée de Morel était assez hétéroclite, il disposait d’une petite cavalerie lourde mais aussi d’une cavalerie légère très imposante. Tous étaient vêtus de cuir cousu fermement, comprenant espaliers, plastron, protège jambe et heaume. Les quatériens se battaient avec un écu et une épée courte. Ils avaient plusieurs dagues en renfort. Tandis que l’infanterie et la légion avaient des lances et des grands pavois.

Les quatre chefs Morel, Honoré, Watros XX et Anam (Ville de Farys) se retrouvaient aux arrières. Zirbadem et Calcédius, quant à eux, étaient protégés par une dizaine de gardes amurés et à cheval.

Des buffles et des charrues étaient présents aux campements mutuels pour récupérer les blessés ou les cadavres après la bataille. Les guérisseurs étaient également là pour amputer ou soigner sur place les fantassins tombés au combat.

 

Zirbadem se contenta de se remettre aux décisions de son colonel. C’est l’annonceur qui crierait l’avancement des groupes de quatériens. Peu importe le nombre de quatériens sacrifiés seule la victoire lui importait.

Morel, quant à lui, motiva les troupes d’un discours :

« Vous êtes là aujourd’hui, fermiers, artisans, artistes ou soldat, car vous avez été choisis. Vous êtes de ceux qui ne céderont pas devant le fanatisme. Nous foulons tous la même terre, nous vénérons tous la même déesse. Et sur ce sol, aujourd’hui, nous savons que le sang va couler. Il y aura des pertes, vous tomberez peut-être, mais vous le ferez dans l’honneur. Soyez libres de vous battre pour vivre et respirer demain dans la  cité de Luciden. Soyez mien et notre main, perçons ce misérable bataillon, qu’ils se retrouvent tous dans la mort pour nous avoir trahit ! Croyez en moi, suivez-moi et vous verrez que tout est possible. »

Agar s’avança sans attendre vers le rang adverse, dans le silence, sur son destrier. Erynne l’accompagna. Ils levèrent les mains derrière la tête en signe de rédition. Ils traversèrent les champs au pas, les épées étaient encore dans leur fourreau. Ils regardèrent fixement le camp adverse. Quelques soldats de Zirbadem approchèrent lentement vers les étalons. Alors que ces derniers attrapèrent les reines de leur cheval, tout bascula. Les deux dissimulaient une masse articulée d’une chaine derrière leur tête. Erynne donna un grand coup en plein visage du fantassin, tandis que le second perça la poitrine de la monture d’Erynne. Elle se retrouva pied à terre. Le cheval d’Agar se cabra et piétina le corps du quatérien.

Les tambours côté Morel retentissaient, l’annonceur reçu les ordres du colonel : « Archers, Attendez ! Légionnaires en avant ! Cavaliers  »

La légion s’avança en labourant le terrain, frappant le sol avec leur grand pavois. Les cavaliers légers s’élancèrent à grand galop en direction des assaillants.

Parallèlement, Zirbadem envoya sa cavalerie lourde, les chevaux, sûr d’eux, avaient au trot. Les archers décochèrent leurs flèches, et le ciel s’obscurcit sous une pluie de flèches. Les champs de Grisengard furent frappés de toute part. Les archers et arbalétriers de Morel répondirent à l’attaque à leur tour.

Le tambour retentit  encore contre le son adverse du cor. Les troupes se rencontrèrent au centre provoquant un impact sanglant. La légion tenue bon, mais les cavaliers habillés de cuir face à la cavalerie lourd furent décimés dans leur intégralité en quelques coups de masse.

« Cavalerie lourde ! » du son du tambour

Morel savait qu’il avait commis une erreur stratégique dans ses premiers ordres. La légion était toujours debout. Des monceaux de cadavres de quatériens et de chevaux étaient étalés sur le terrain. La cavalerie lourde entra sur le territoire en renfort. Les quatriens équipés d’une armure de fer percèrent la mêlée, la légion renforça la frappe de poing. Les soldats de Zirbadem étaient en train de mourir les uns après les autres.

Le cor retentit « Infanterie, poudriers ! »

Les tirs de canon déboulèrent sur le champ de la guerre.

Le tambour sonna : « Quatériens à pied ! »

Les fantassins rejoignirent les soldats, bientôt encerclés par l’infanterie. Ils coursèrent tous en criant « liberté ! »

Agar, dans le feu de la bataille, tua un quatérien du serpent rouge à coup d’épée net. Erynne le seconda en passant par-dessus le dos pour embrocher un autre soldat adverse. Les quatériens de l’infanterie de Morel étaient plus nombreux que ceux du camp opposé. Des  corps tombèrent, certains morts sous les explosions de tirs,  d’autres mutilés en plusieurs morceaux, certains se trainèrent, démembrés sur le sol boueux maculé de sang.

Agar avait abandonné sa monture, il reprit dos à cheval et galopa vers la garde royale. Les archers continuaient de décocher. Il évita toutes les flèches, et les tirs de canons. Il alla en ligne droite. Erynne se leva et regarda Agar s’éloigner à l’horizon. La cavalerie lourde était décimée. Les arbalétriers de Morel s’avancèrent pour décocher plus près tandis que les archers restèrent aux arrières.

Agar arriva près de la garde royale. C’est alors que Zribadem intima l’annonceur d’ouvrir le bateau. Le cor retentit.

Agar s’arrêta net, il avait un mauvais pressentiment. Le bateau s’ouvrit laissant s’échapper des centaines de monstres. Agar eut un moment d’hésitation. Fou, il continua sa route. Les esprits de l’ombre et autre créatures se fondèrent dans la masse centrale en ignorant Agar. Agar prit son arc et décocha en direction de la garde personnelle de Zirbadem. Il parvint à toucher deux quatériens. Les autres désertèrent le camp laissant Calcédius et Zirbadem à la merci d’Agar.

Au centre, c’était un vrai carnage, les esprits de l’ombre possédaient les quatériens pour les mener à s’entretuer tandis que les créatures les dévoraient.
Un brusque tremblement de terre secoua tout le monde. Une fissure déchira les champs en deux. Des soldats tombèrent dans les profondeurs.

Une voix forte féminine surgit et les entrailles de la terre déchirèrent les champs en deux :

« Un sorcier ici présent devra payer par sa trahison envers Quateria, la bataille est terminée »

Sur ces mots, côté Morel, tout le monde cessa de se battre et s’agenouilla. Une lueur blanche ensevelie tous les esprits de l’ombre vers les profondeurs. Les créatures éclatèrent littéralement sur place. C’était l’intervention de la déesse Faryonne. Puis le vent arriva soufflant très fort. Astel avait entendu il emprisonna Calcedius et récupéra son livre noir.

Zirbadem fut arrêté et enchaîne en attendant d’être jugé par les dieux. Morel et Honoré étaient fiers de leur armée, pour fêter l’occasion, ils distribuèrent des bières de Sylboria à tous les soldats. Les fantassins étaient heureux de rentrer auprès de leur famille. Le soir, ils marchèrent sur la ville de Luciden, la reine fut également arrêtée pour le meurtre de son époux.  La cité pouvait à nouveau respirer et même si l’évènement d’Astel  était terminé, pleins de livre furent distribués. Erynne et Agar se sont posés au loir chapeautant pour savourer leur bière.

La nuit tombée, les soldats étaient tous revenus au campement. Un grondement se fit entendre parmi les profondeurs des bois. Alors qu’Agar était parti dans la forêt de Sylboria, Morel, Honoré, Dilwen et Calev s’entretenaient sous la grande tente. Ils entendirent l’orage frapper sans se soucier de ce qui allait arriver en dehors.

La créature était transformée, elle jaillit de l’ombre pour venir percuter des corps par dizaines, sa force était incommensurable, et décuplée par sa soif de sang. Les pauvres fantassins furent découpés en morceaux sous les crocs acérés de la bête noire.  En quelques minutes, le camp fut ravagé, et le monstre été rassasié. Il s’évada à grande hâte sous les buissons. Calev avait un mauvais pressentiment, il sortit sous la pluie torrentielle pour constater des dégâts. Les feux de camp pétaient éteints, la lumière nocturne révéla une hideuse vision, celle des cadavres démembrés qui s’entreposaient sur une pile énorme face à Calev. Ce dernier sonna l’alarme mais il était trop tard. Dilwen tenta tant bien que mal, de localiser le responsable à l’aide d’un sort de télé localisation. Mais il ne discernait plus que les dépouilles sans vie.