Régime militaire dont le chef surpême, Arloc de Thazard, est un sadique despote et vicieux. Il délègue tous ses pouvoirs à ses commandants pour vaquer à la luxure et aux plaisirs charnels. Basten est sous la coupe de deux partis :

  • Le parti tyranocien nationaliste : ce sont les conservateurs à la tête de l’armée qui prônent le retour à la guerre et à la conquête. Leur idéologie est « si tu veux la paix prépares toi à la guerre ». Arloc se fait souvent appeler « Tyranos ». Ils vénèrent Gochen, la déesse de la guerre, mais aussi Ludar, le dieu de la magie et Scalpal dieu des sciences.
  • L’ordre noir Astryen : mélange de théosophie, de science et de magie noire, l’idéologie de ce parti est « la puissance absolue est dans le noir ». Ils tirent leur nom d’un mythe vieux comme le monde, celui d’une race ayant vécu sur le continent perdu d’Astryade. Ils parlent aujourd’hui du pays des six frontières. Ce mouvement panbastéricien comprend les nobles, les scientifiques, des sorciers et des prêcheurs. Ils vénèrent le dieu mort Astryon. Société secrète patriarcale, les nobles sont tenus de respecter les idées du parti. Les scientifiques et sorciers mènent des expériences de génome quatérien, de manipulation de l’énergie vitale, une série de tests en mariant l’or noir, des incantations et d’autres composants. Ils veulent créer l’astryen parfait, dépourvu de toute faiblesse et qui ne ressent pas la douleur pour en faire une arme. Ils considèrent les autres royaumes comme des sous quatériens.

L’ordre noir Astryen emploi aussi des artisans pour vendre des projets, par exemple le tapis volant à Gobolonne ou les machines à cultiver la terre pour Lyd. Les titres des nobles ont été accordés, non pas par un roi ou en empereur, mais par Arloc, qui se prend pour un saint.

Les masses talonnent  l’enclume. L’écoulement du feu bouillonnant laisse les vapeurs s’échapper. Dehors, les hauteurs des tourelles sont encerclées de pointes de fer. C’est l’empire Bastéen, le trône du moule dans lequel se forment les armes.  Les étendards blancs scintillent du reste de la forteresse.

La tête de leur ennemis, empalées sur des pics aiguisés avertissent les provocateurs, de leur détermination à se défendre.  La cime des remparts est un accroissement de pieux en bois.

Les douves teintées de pourpre révèlent les fuites de leurs décorations  guerrières.  Dans la gueule du donjon, d’immenses roues dentelées se mordent les unes aux autres, activées par une sombre mouvance circulaire. Des lombrics d’une matière souple et malléable, jalonnent les dalles en marbre. D’énormes globes de verres contenant une substance verdâtre, sont suspendus tel des chandeliers.  Des poches de tissus nacrées s’enflent et se contractent.  Le plafond semble indistinct.

Le maître des lieux, recouvert d’un ample chandail blanc et pourpre nous accueil. Son visage martelé par le temps et les batailles se présente sous son épaisse chevelure noire.  De profil grand, barbu, le nez légèrement arqué, il nous présente ses salutations et nous propose de nous faire découvrir les étages.  Nous montons par le grand escalier central de l’entrée. Il ouvre une porte qui nous fait entrevoir un paysage sidérant. Nous avons l’impression de pénétrer dans un autre monde.

Les fenêtres sont ouvertes, les rideaux sont levés ;  la lumière irradie nos yeux. L’air y est plus léger.

Nous parvenons à nous accommoder de la vue. Nous voyons la mer paisible caresser les falaises au-dessous.

« C’est sur ces terres que sont formés les meilleures armées ; c’est aussi ici que nos savants poursuivent leur recherche pour affûter nos talents  et soigner les blessés. »